Neuf maisons
Un seul séminaire

Un campus urbain dans le centre historique de Paris

1 : 2nd cycle - Maison saint Vincent de Paul
2 : 2nd cycle - Maison saint Roch
3 : 2nd cycle - Maison saint Germain
4 : 1er cycle - Maison saint Martin de Tours et paroisse saint Nicolas des Champs (communauté de l’Emmanuel)
5 : 1er cycle - Maison et paroisse saint Denys du Saint Sacrement
6 : 1er cycle - Maison et paroisse saint Louis-en-l’Ile
7 : 2nd cycle - Maison saint Bernard
8 : 1er cycle - Maison et paroisse saint Séverin
9 : Collège des Bernardins Faculté Notre Dame
10 : Cathédrale Notre-Dame
11 : Maison diocésaine
12 : Résidence des Vicaires généraux
13 : Installations sportives du Collège Stanislas

La vie fraternelle : lieu de discernement et de croissance

Inscrit dans le quotidien d’une vie en petites communautés de huit à dix séminaristes accompagnés de deux prêtres, l’esprit d’amitié est un élément essentiel de la formation.

L’apprentissage de la charité fraternelle, le partage de moments privilégiés et l’échange de connaissances et de points de vue ouvrent l’esprit au quotidien.

Concrètement, la vie fraternelle se déploie à travers des activités communes, de la prière des heures aux moments de détente, et le partage quotidien, comme les repas ou le service au sein de la maison.

Les huit maisons de Paris

À Paris, le Séminaire à la spécificité d’être composé de huit “maisons” situées dans le centre de Paris. Ces maisons sont, chacune, le lieu de vie (vie communautaire, liturgie, travail personnel) d’une dizaine de séminaristes (entre huit et quatorze).

Elles sont toutes situées à proximité du Collège des Bernardins, lieu d’études des candidats au sacerdoce, où se retrouvent chaque jour les séminaristes des différentes maisons pour suivre leur formation intellectuelle (Bible, théologie, philosophie, etc.)

Pourquoi les séminaristes ne sont-ils pas regroupés dans une même grande Maison comme cela se fait depuis bientôt quatre siècles ?

Cette organisation présente plusieurs avantages. Premier avantage : dès leur première année, les candidats au sacerdoce habitent des maisons situées au cœur des paroisses. Ils sont ainsi immédiatement en prise directe avec une communauté chrétienne et collaborent avec les prêtres. Deuxième avantage : les petits effectifs des maisons stimulent l’exigence de charité fraternelle et préparent à ce qui fait la vie dans un presbytère avec des confrères. La maison, par le service et l’attention mutuelle qu’elle implique, est ainsi le lieu expérimental de ce qui est le cœur de la vie de prêtre : l’apprentissage d’une vie donnée qui sait accueillir tout homme au nom de l’amour de Dieu. Troisième avantage : les petits effectifs permettent un suivi attentif de chacun.

Comment se déroulent les journées d’un séminariste ?

Chaque journée a ses particularités. Disons que, schématiquement, la matinée débute par l’office des laudes, que le séminariste prie en communauté au sein de sa Maison. Il rejoint ensuite pour les cours, le Collège des Bernardins. La journée se termine par un nouveau temps de prière (vêpres, adoration eucharistique ou complies...), parfois une rencontre communautaire, un moment de détente ou de travail personnel. Le séminariste est invité à choisir librement un temps de prière personnelle quotidienne (ce qu’on appelle oraison).

Le mercredi soir, tous se retrouvent pour le sport au collège Stanislas.

Que font-ils le week-end et durant les vacances ?

Le samedi matin est généralement consacré à des activités communautaires puis à la messe et à un repas festif. Les séminaristes sont libres l’après-midi. Le dimanche matin, ils participent à la vie de leur paroisse. L’après-midi est libre. Une fois par trimestre, tous les séminaristes d’une même maison organisent une sortie commune au cinéma, au théâtre, dans un musée, au bowling...

Les vacances – qui correspondent à peu près aux congés scolaires – comprennent chaque année une retraite commune et régulièrement un voyage avec tout le Séminaire (une année sur deux, un pèlerinage en Terre Sainte). Les mois d’été se partagent entre un service apostolique (environ un mois), un temps de détente (un mois aussi) et une retraite personnelle (une semaine).

Paris Notre-Dame du 23 mars 2000, questionnaire rédigé par Bertrand Lethu et Gilles Donada, avec l’aide de Mgr d’Ornellas, des Pères Nahmias, de Dinechin et de Cagny.

La vie dans la maison au quotidien

La journée d’un séminariste

Le Séminaire demande à chaque séminariste de prendre une heure d’oraison par jour.

- 7h30 - Laudes, puis petit déjeuner
- 8h30 - Cours ou travail personnel
- 12h15 - Messe
- 13h - Déjeuner
- 14h15 - Cours ou travail personnel.
- 18h30 - Vêpres
- 19h45 - Diner
- 20h - Réunion de communauté, travail personnel ou sport
- 22h30 - Complies

Une semaine d’un séminariste

- 15h à 17h de cours.
- 20h de travail personnel.
- 2h à 5h consacrées à des rencontres communautaires.
- 5h d’activités apostoliques.
- Entre 5h et 10h consacrées à la vie familiale, sociale, culturelle et sportive.
- 2h à 2h30 de prière et de messe par jour.

La Strada : une maison du Séminaire à Bruxelles

Depuis plus de vingt ans, l’archevêque de Paris envoie des séminaristes choisis se former auprès de l’Institut d’Etudes Théologiques (IET) de Bruxelles. Ils résident dans la Maison Notre-Dame de la Strada.

La communauté est composée d’une quinzaine de séminaristes parisiens, toutes années confondues, sous la responsabilité de deux prêtres du diocèse. A l’IET, les séminaristes côtoient des étudiants de tous horizons, parmi lesquels de nombreux séminaristes d’autres diocèses de France et de la Communauté de l’Emmanuel.

Les temps forts de l’année sont cependant vécus… en France où les séminaristes retournent environ deux fois par trimestre, pour les grandes fêtes liturgiques (Noël et semaine Sainte) et pour les ordinations diaconales et sacerdotales.

Une des originalités de cette maison vis-à-vis d’autres lieux de formation est que les cycles ne sont pas distingués. Celui qui entre à la Strada y passe donc entre 2 et 5 ans. Il peut venir par exemple pour un premier cycle de deux ans ou toute sa formation de base (5 ans), pour faire une maîtrise (licence canonique) ou encore un doctorat.

Il n’y a pas vraiment de profil type : l’un y va parce qu’il a besoin de prendre un peu de recul par rapport à son entourage parisien, un autre pour enraciner davantage sa théologie dans l’Écriture... les raisons sont diverses et dépendent de chacun...

Paris Notre-Dame, dans son n° 1532 du 26 juin 2014, a consacré un article à Notre-Dame de la Strada (rédactrice : Ariane Rollier)

Fondée il y a trente ans à l’initiative du cardinal Jean-Marie Lustiger, la maison Notre-Dame de la Strada accueille chaque année une dizaine de séminaristes parisiens en formation. Paris Notre-Dame s’est rendu en Belgique pour visiter ces lieux par lesquels sont passés nombre de prêtres du diocèse.

En plein cœur de Bruxelles, dans le quartier d’Etterbeek, Notre-Dame de la Strada se présente comme une maison bourgeoise sur plusieurs étages avec son salon, son oratoire, ses chambres, son coquet jardin et, bien sûr, le bureau du responsable de maison, le P. William-Jean de Vandière.

À l’entrée, après avoir franchi la porte, une icône de la Vierge dont le lieu porte le nom accueille avec bienveillance celui qui se présente. L’ambiance est calme et toute propice à la réflexion et à la prière. Dans le salon, au rez-de-chaussée, un séminariste travaille sur son ordinateur portable. Plus tard, une équipe mettra le couvert dans la pièce attenante, pendant que d’autres s’occuperont du jardin. Ici, chacun est chargé d’un service et tout le monde met la main à la pâte, comme dans une vie de famille. « Nous fonctionnons comme une maison du séminaire à Paris », explique, fort de son expérience de responsable de la Maison Saint-Séverin (5e), le P. de Vandière, supérieur de la Strada depuis bientôt quatre ans. Ce qui fait la différence, c’est d’être à la fois à l’étranger et situé à deux pas du lieu de formation, le célèbre I.E.T. (Institut d’études théologiques) fondé et tenu par les jésuites.

S’extraire un temps du milieu parisien
« Je suis très content de m’extraire du milieu où j’ai grandi, à Paris. Le fait de s’éloigner permet de mieux situer le lieu où l’on se donne », confie Paul, 27 ans, en 3e année de théologie. Pour celui qui sera ordonné diacre en vue du sacerdoce en septembre, l’environnement bruxellois, au calme et sans les distractions parisiennes, favorise le travail. Pour le P. de Vandière, « la maison de la Strada est une vraie chance pour le diocèse de Paris : elle permet de changer d’air, tout en étant dans un climat de confiance, du fait des bons rapports avec l’I.E.T. ». Ces années à Bruxelles sont l’équivalent « d’un Erasmus du séminaire ». Elles présentent en tout cas plusieurs avantages : permettre à ceux qui en ont besoin, de prendre du recul par rapport à Paris et offrir à la fois une ambiance « intégraliste », avec un lieu de formation très proche, où les séminaristes se sentent comme chez eux et peuvent très simplement rencontrer les professeurs, et un climat plus détendu qu’à Paris… Quel que soit le stade du cursus, la proposition convient : les étudiants sont aussi bien en première année de philosophie qu’en dernière année de théologie. Il y a même régulièrement parmi eux un prêtre tout juste ordonné qui termine ses études. C’est le cas du P. Philippe Néouze, qui finit sa maîtrise de théologie. Par sa présence, son écoute et ses conseils bienveillants, il est un appui pour les plus jeunes qui vivent avec lui. Ordonné il y a un an, le jeune prêtre apprécie le climat particulièrement familial de la Strada, où les séminaristes se retrouvent régulièrement pour prier et prendre leurs repas. L’ambiance de l’I.E.T., plus petit que le Collège des Bernardins, lui convient tout autant. « Outre les cours, nous y avons chaque semaine un rendez-vous obligé : la messe de midi du vendredi, suivie d’un déjeuner avec les autres étudiants. » Parmi eux, essentiellement les séminaristes de Notre-Dame de la Providence, maison de l’Emmanuel à Bruxelles, et de Sainte-Thérèse, maison contiguë à la Strada accueillant des jeunes de plusieurs diocèses de France. Avec eux, ils partagent les cours, dispensés surtout sous la forme de « séminaires » proactifs favorisant la saine émulation, et quelques activités sportives. Car l’un des avantages d’être en Belgique, quitte à exercer temporairement moins d’activités pastorales, c’est aussi cela : pratiquer des sports divers (aviron, tennis, vélo en forêt) plus facilement qu’à Paris. Ainsi un Parisien pur souche, à défaut de vouloir spontanément « s’exiler » quelque temps, peut se trouver heureux de l’autre côté de la frontière.

Un peu d’histoire

Tout commence par une histoire d’amitié entre le cardinal Jean-Marie Lustiger (1926-2007) et le Père jésuite Albert Chapelle (1929- 2003), fondateur de l’Institut d’Études Théologiques (I.E.T.) de Bruxelles. En appréciant le modèle original du cursus – dont la Faculté Notre-Dame s’inspire – et la qualité de l’enseignement, l’archevêque de Paris décide d’acheter une maison à Bruxelles pour y envoyer des séminaristes parisiens. En 1983, Notre-Dame de la Strada ouvre ainsi ses portes. Dans un premier temps, les étudiants se trouvent sous la houlette de Pères jésuites de l’I.E.T. Ce n’est qu’en l’an 2000 que la responsabilité de la maison est confiée à un prêtre du diocèse de Paris, à commencer par le P. Jacques Ollier, suivi du P. Roger Tardy, et, enfin, du P. William-Jean de Vandière. Notre-Dame de la Strada est canoniquement l’antenne belge du séminaire de Paris, à laquelle son supérieur et le vicaire général en charge de la formation rendent régulièrement visite.

Zoom sur l’Institut d’Études Théologiques

« La méthode pédagogique proposée par l’I.E.T. est originale, souligne son président le P. Thierry Lievens, s.j. Ici, l’étudiant s’engage ou s’ennuie. » En effet, fort de son principe fondateur : la théologie naît du dialogue, l’Institut ne met pas l’accent sur les cours magistraux. Il fonctionne selon la formule des “séminaires”, où alternent des séances de travail en groupes, constitués d’étudiants de niveaux variés, et des séances générales, où l’exposé est suivi d’un échange. Autre spécificité du cursus théologique : il est construit à partir d’une demande du concile Vatican II de faire « de l’Écriture Sainte l’âme de la théologie », remise en valeur par le cardinal Henri de Lubac (1896-1991). L’accès au quadruple sens – littéral, christologique, moral et eschatologique – s’opère à travers les séminaires qui sont eux-mêmes de quatre types. Enfin, chaque étudiant est accompagné et son programme personnalisé. Aujourd’hui, l’I.E.T. compte 71 étudiants réguliers et 20 professeurs, à la fois d’excellent niveau et très disposés à leur accompagnement.

Contact : Institut d’Études Théologiques, boul. Saint-Michel, 24, 1040 Bruxelles.
Tél. : 00 32 2 739 34 51.
Plus d’infos sur www.iet.be

Huit maisons

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