Donnés au Christ : prière et liturgie

Le Cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, explique dans son homélie prononcée en 1986, au grand Séminaire de Balberg :

« Le sacerdoce ne tolère pas un mi-temps ni un cœur partagé. C’est une chose qui a besoin d’un homme se donnant lui-même, et ne donnant pas seulement une partie de son temps, de ses capacités. (…) Il existe une parole de Jésus qui nous a été transmise par Origène : “Celui qui est près de moi est près du feu.” Celui qui ne veut pas être brûlé reculera d’effroi devant lui. Le oui de qui suit le Christ implique le courage de se laisser brûler par le feu de sa Passion, qui est en même temps le feu salvifique du Saint Esprit. Ce n’est que si nous avons le courage d’être près de ce feu, si nous nous laissons enflammer nous-mêmes, que nous pourrons aussi allumer son feu sur cette terre, le feu de la vie, de l’espérance et de l’amour. Le noyau de l’appel, c’est au fond toujours ceci : la nécessité d’être prêts à nous laisser embraser par lui, à être transformés en braises ardentes, d’un cœur brûlant de la force de la Parole. Si nous sommes tièdes et ennuyeux, nous ne pourrons pas allumer de feu dans ce monde, nous ne pourrons pas apporter la force de la conversion. »